Meilleurs voeux à toutes et à tous.
Voilà, nous y sommes. (Roulements de tambours, jingle de 20th Century Fox…). Le manuel de survie pour compositeur en herbe est disponible chez tous les libraires (ou presque…). Enfin, avec la vague d’intempérie qui s’est abattue sur la France ces derniers jours, rien n’est moins sûr ! Non, je plaisante, naturellement… De quoi parle mon livre, à qui se destine-t-il, une guitare électrique peut-elle être une arme redoutable pour combattre les vampires, le héros meurt-il à la fin, le LFO est-il soluble dans la musique tonale…? Vous allez enfin connaître la réponse à toutes ces questions essentielles — juste après la pub.
Les origines du manuel de survie remontent à l’année 2001, et s’adressaient alors en priorité aux élèves de mon école de musique — et particulièrement celles et ceux qui avaient choisi de monter leur groupe, produire et promouvoir leurs compositions originales. Cela étant, si le coût du matériel d’enregistrement était déjà devenu plus abordable et d’une qualité globale satisfaisante pour le prix (comparé aux décennies passées), en revanche côté logiciel, vous n’aviez pas de solutions faciles d’accès pour développer vos idées musicales. Et c’est tout le secret de la réussite d’un morceau : la méthode. Mais lorsque vous débutez, il y a un grand nombre de notions que vous ne maîtrisez pas. Vous pouvez être un musicien talentueux, cela ne fait pas de vous de facto un informaticien hors pair, un ingénieur du son, un bon manager ou un directeur marketing. Aussi, la première version brute de décoffrage du manuel de survie ressemblait des conseils par thème. Puis, comme d’autres projets, ce dernier a fini au fond d’un tiroir (le premier tout en haut à gauche de mon bureau).
L’histoire sans fin (ou l’éloge de Schopenhauer)
L’histoire de ce manuel a refait surface à la sortie de la version 5 de GarageBand (nom de code : ‘09) en janvier dernier. Outre le fait que le logiciel était de plus en plus utilisé en pré-production par nombre d’artistes sous contrat d’édition de par le monde, il était aussi devenu un outil pédagogique autonome et de premier plan — avec l’apparition du magasin de cours et de la section Apprendre à jouer. Même si certaines notions sont orientées ou discutables (le premier qui me parle de triades, je l’étrangle — private joke) : l’application se destine aux autodidactes.
Expérience à l’appui, GarageBand est le seul séquenceur que vous pouvez confier à un enfant de 8 ans n’ayant jamais suivi de cours de musique — et il se révèlera capable de composer une petite pièce musicale. Comme support d’éveil musical, c’est un outil idéal. D’un instrument didactique à une solution de production musicale complète, il n’y avait qu’un pas qu’il fallait franchir. C’est l’une des raisons de ce livre.
Pour qui, pourquoi ?
Généralement lorsqu’il vous prend l’envie de monter un groupe, vous êtes lycéen (rarement collégien). Vous n’avez par conséquent qu’un très petit budget pour constituer votre home studio (si tant est que cela soit possible). Et comme l’ordinateur est le coeur même de votre atelier, il est plutôt souhaitable de mettre la main sur une solution tout-en-un… au meilleur prix, il va sans dire. Par chance, Apple livre avec tous les Mac la suite iLife dont fait parti GarageBand. On pourrait penser que ce logiciel n’est pas capable de rivaliser avec les autres séquenceurs du marché — mais il n’en est rien. Bien au contraire.
Ceci étant acquis, la nouvelle direction du livre devait être ce qui m’avait manqué adolescent : un ouvrage d’initiation regroupant les méthodes de travail pour la composition, la prise de son, le mixage, entre autres choses, s’adressant essentiellement aux 15-20 ans… C’est ainsi que l’écriture du livre a commencé. Il n’était pas question d’en faire un manuel d’instruction déguisé pour GarageBand. Vous n’aviez d’ailleurs pas besoin de moi pour cela. Aussi, ce que j’explique dans l’ouvrage pourrait être décliné à l’identique pour n’importe quel autre système d’enregistrement (Logic, Cubase, Digital Performer…). La machine n’a aucune espèce d’importance — c’est ce que vous produisez qui doit l’être !
Aussi pour des raisons de cohérence avec la philosophie du livre, j’ai souhaité deux choses que Sandrine Paniel et Muriel Shan Sei Fan (respectivement Éditrice et Responsable éditoriale du secteur informatique chez Eyrolles) m’ont accordées (je les en remercie mille fois encore !!!) :
- passer le format du livre en « poche » pour qu’il puisse vous accompagner plus facilement (c’est quand même plus gros qu’un iPhone — je vous aurai prévenu),
- et baisser le prix de vente du livre sous la barre des 20 €.
Enfin, j’ai mis un point d’honneur à vous présenter dans le livre des solutions peu onéreuses, mais de qualité que ce soit pour les exemples de microphones à employer, ou bien dans le choix des plug-ins — toute la difficulté étant de ne pas trahir l’univers dans lequel vous évoluez, la vraie vie du compositeur en herbe ! Celle où pour acheter ne serait-ce qu’un microphone dynamique ou électrostatique entrée de gamme, il vous faudra sans doute aligner les concerts, faire les mariages ou les bals du samedi soir, voire même prendre un petit job annexe…
Le manuel par le menu
Venons-en pour finir au découpage du livre et ce qu’il contient. Je vous le donne in extenso, tel qu’il est présenté dans l’avant-propos :
Le découpage du livre suit la logique de réalisation d’une œuvre musicale enregistrée, de la recherche des premières idée jusqu’à sa finalisation. Il ne s’agit pas d’un exposé théorique, mais d’un guide de survie pour le compositeur en herbe. De ce fait, vous trouverez des recettes prêtes à l’emploi, tenant compte des contraintes budgétaires liées à la pratique amateur. Mais également, y est consigné ce qui constitue la clef de voûte de la composition : le fonctionnement du langage musical.
• Les chapitres 1 et 2 se consacrent au choix du matériel pour la constitu- tion de son home studio, ainsi qu’à l’installation de GarageBand.
• Le chapitre 3 se destine aux compositeurs néophytes souhaitant élaborer leur premier morceau sans avoir à apprendre le solfège. C’est aussi l’occasion de comprendre l’importance de l’orchestration.
• Les chapitres 4 et 5 sont l’occasion de réviser les notions fondamentales de théorie de la musique, car pour partie, elles portent en elles la clef du succès de vos futures compositions.
• Le chapitre 6 concerne la phase préparatoire à l’enregistrement, c’est-à-dire comment préparer son projet GarageBand afin d’être toujours opérationnel, à n’importe quel moment de la journée.
• Le chapitre 7 vous donne des conseils pour bien préparer votre enregistrement et concrétiser vos idées musicales. Pour ne pas vous abandon- ner à votre sort et tenir compte de vos contraintes de budget, notre parti pris a été de consigner des recettes de prise de son simples à réaliser et avec du matériel premier prix.
• Les chapitres 8 et 9 expliquent les notions essentielles à observer pour réaliser un mixage de qualité.
• Le chapitre 10 résume les options à votre disposition pour finaliser votre enregistrement depuis GarageBand.
• Le chapitre 11 comporte nombre de trucs et astuces pour dépasser les limites du logiciel.
• Le chapitre 12 vous propose une méthode de travail alternative, s’éloignant des techniques traditionnelles exposées tout au long de l’ouvrage.
• Quant à l’annexe, elle regroupe les raccourcis clavier ainsi que des notions techniques complémentaires.
Que la force créatrice soit avec vous !
David A. MARY
Composition et mixage avec GarageBand ‘09 : manuel de survie pour compositeur en herbe, Collection Sans Taboo, Édition Eyrolles. ISBN: 978-2212125641. Sortie le 14 janvier 2010.
Prix constaté : 18,05 € (chez Amazon, Fnac, Virgin…)
(NB : la Fnac n’a pas encore repercuté la baisse du prix)

~ Fin de l’article. Ici commence l’espace de discussion ~
Il n’y a pas de commentaires pour le moment...
~ C’est à votre tour ~